Où, qui et comment

Lieux

Depuis plus de 25 ans Oscura travaille en ville, l’image de la ville, l’image dans la ville, présentation et représentation de ses habitants, d’un visage sous la fontaine aux mains dans le cambouis, joies et tracas, rêves et réalités urbaines.

Plutôt Saint-Denis que Paris, Ankara qu’Istanbul, Bucarest que Brasov, Rubi que Barcelone, Oscura s’est investie en périphérie de mégalopoles ou au centre de villes-fractures, villes mutantes et ouvertes à tous les scénarios, métamorphosées par la nécessité et l’imaginaire d’aujourd’hui. Là où la ville est en devenir, Oscura trouve son milieu.

un groupe d’habitants

A la croisée des parcours des membres d’Oscura se trouve le secret de ce désir de ville, un animateur, un architecte, un iconographe, un vendeur, une philosophe, un squatter, un historien de l’art, une laborantine et enfin un photographe…Identité multiple, Oscura est en dernier ressort un groupe d’habitants.

l’évidence de la lumière

Tous ont cette qualité de marcher dans les rues, de traverser un parc, de longer les rails. Ils portent une boite percée d’un trou minuscule, le sténopé. Par ce miracle de la « camera oscura » un inconnu s’approche et interroge, ils répondent. Le sténopé c’est l’évidence de la lumière devant quoi tout le monde s’émerveille et vers quoi tout le monde se laisse aller, le temps d’une image ou le temps d’une passion.

Grâce à cet outil, Oscura ouvre les portes et cherche le spectre de la ville.

En France, en Espagne, en Afrique de l’ouest, dans les Balkans, des équipes initient ateliers, formations, expositions, performances visuelles qui se conjuguent avec des publics de tous âges et de toutes nationalités.

Deux tons qui se côtoient

- Des créations artistiques collectives de courte durée sous la forme d’ateliers destinés souvent aux jeunes en milieu difficile.

- Des « courses de fond » ouvertes à tous les publics, basées sur la création mais accompagnées d’un ensemble d’actions et d’événements à caractère culturel, social et aujourd’hui économique comme en Afrique.

A grands traits

Oscura doit l’ensemble de sa création à une chambre noire vieille comme le monde : le sténopé. Avec cette simple boîte percée d’un trou, Oscura fait de la photographie avec tout le monde, tout autour du monde.

Vingt ans après les premières semailles, Oscura part aussi à la rencontre des habitants d’autres paysages et d’une autre géographie, celle des territoires ruraux.

Le projet d’ensemble d’Oscura est à la croisée de la création artistique, du pédagogique, du lien social et culturel.

Une exigence incontournable guide l’utilisation qu’Oscura fait du sténopé, comme outil d’expression personnelle dans le collectif et comme outil d’investigation du quotidien : une production artistique de qualité.