Principes

Oscura organise des ateliers pour tout le monde, tout autour du monde.

ateliers et transmission

Action engagée en 1990 Oscura se constitue en association en 1991. Ses membres oeuvrent pour une cause commune : l’accessibilité pour plus grand nombre à l’outil photographique et à sa pratique. L’association met en place des ateliers collectifs durant lesquels les participants se familiarisent avec le sténopé – simple boîte percée d’un trou minuscule - et en explorent les ressources. Chaque projet donne lieu à une production d’images marquées par des éléments récurrents : identité des participants, qualité des échanges au sein du groupe, partis pris de l’intervenant qui inspire les séances, identification des objectifs spécifiques (thématiques à traiter, restitution, formation, etc.).

L’association a son siège en Bourgogne. Son champ d’intervention se situe aussi bien en France qu’à l’international. Elle s’implante pour des durées variables sur chacun des territoires d’action.

De soi et des autres

La démarche d’Oscura se situe au carrefour du travail artistique, de la création sociale, du développement culturel et de l’exercice ludique. L’exigence d’une production qualitativement appréciable conditionne la dynamique même des actions élaborées sur mesure avec chaque partenaire. De la même façon la qualité des relations établies au sein du groupe détermine la qualité des images produites.
Il importe à Oscura de partager cette exigence avec les participants, pour qu’ils sachent qu’elle leur est aussi accessible et à la mesure de leur investissement. Son objectif est de faire valoir cette dynamique entre d’une part la présence à soi et aux autres, au monde, et la qualité de la production d’autre part.

Le participant est engagé à un double niveau : dans sa propre pratique mais aussi dans une dynamique collective au sein de laquelle il est alors le passeur des apprentissages auprès d’un promeneur curieux ou d’un nouveau venu.

Du temps

Par l’utilisation qu’elle fait du sténopé dans ses projets, l’association incite les participants à ré-ouvrir le champ de l’expérience sensible et à enrichir leur perception de l’espace et du temps.

En effet, la longueur des temps de pose du sténopé incite les participants à habiter la durée, à prendre la mesure des secondes qui s’écoulent et qui s’impriment sur le papier photographique placé à l’intérieur de la boîte. Lors des prises de vue, les participants préparent leur image, la mettent en scène, s’efforcent de réunir toutes les conditions de sa réussite. La belle image est ce temps consacré à la faire exister, sans objectif quantitatif.

De l’espace

Avec le sténopé courbe et ses anamorphoses, les participants font aussi l’expérience d’un autre espace : les photographies que le sténopé fabrique, dérangent. Sans recours à l’informatique ou au numérique cette photographie nous confronte à nos préjugés et disperse nos points de repère. Tout en répondant à l’attente traditionnelle que nous avons de la photographie comme miroir de la réalité, l’image sténopé s’en échappe et réinvente notre représentation du monde.