les petits frères des Pauvres, Marseille

Mon trésor, Trait d'union 2007-2010

Mon trésor, Trait d'union 2007-2010

Intervenante Oscura : Elisa Towns

La première rencontre avec les petits frères des Pauvres a eu lieu en 2007 avec Mon trésor, atelier sténopé lié à l’exposition du MUCEM Trésors du quotidien.

Trait d’union est un projet intergénérationnel mis en place par marika Richetto de la Frat Marseille. Les photographies ont été réalisées dans le cadre de visites à domicile des personnes âgées accompagnées par la Frat Marseille. Ces visites se faisaient avec Fatima, Natacha, Zara, David, Thomas, volontaires d’Unis-Cité.
L’atelier a donné lieu à la réalisation d’une série de portraits au sténopé ainsi qu’à une collecte de mots. L’ensemble a été mis à la disposition du livre édité à l’occasion du 50e anniversaire de la fraternité Marseille.

Chaque jeudi, avec nos hôtes, c’est d’abord la rencontre, le regard, la parole qui s’installent, en prenant leur temps. Même silencieuse, la présence, parfois, se suffit à elle-même. Quel moment choisir pour sortir le sténopé sans qu’il abîme le travail de ce lien en train de se faire ?
Si l’on avait suivi le cours naturel des visites, il n’aurait jamais été temps : de semaine en semaine, les échanges se font plus denses, détournent toute la lumière dont les images sténopé ont besoin pour voir le jour.
D’autant plus que le soleil ne rentre pas directement dans les appartements et qu’il ne fait pas partie de la définition du mot ’’jeudi’’…
Le soleil… quand enfin la boîte trouve son temps et sa place, les intérieurs étant souvent sombres, il faut guetter l’endroit où se pose la pointe de ses rayons ; C’est là et seulement là que la photographie peut se composer.
Cette exigence ne fait que rendre plus délicate l’utilisation du sténopé dans un tel contexte.

Les images réalisées sont le fruit d’une collaboration à plusieurs niveaux :
- Fatima, Natacha, Zara, David et Thomas connaissaient les personnes accompagnées sollicitées pour le projet. Ils ont donc été d’inestimables relais dans le processus de mise en confiance d’Antoinette, de Jeanne, de Jean et des autres avec ces drôles de boîtes à images.
- Les conditions spécifiques des prises de vue sténopé en intérieur ont nécessairement impliqué la participation des personnes âgées. Plusieurs d’entre elles ont compté le temps de pose. D’autres ont ’’déclenché’’ la prise de vue. Malgré certains handicaps, toutes ont eu la volonté de prendre place dans l’image. Ces deux facteurs ainsi que la nature même des relations établies confèrent à l’initiative sa valeur et son sens.

Les photographies ont donné lieu à une exposition disponible auprès de la Frat Marseille.